Fonctionnement d'une chaufferie automatique

(Source : Mission Régionale Bois-énergie PACA)

 

Il existe deux types de chaudières automatiques à bois en fonction de la puissance de chauffe qu'elles délivrent : les chaudières à foyer volcan et celle à foyer à grilles mobiles.

 

L'amenée du combustible est automatique depuis le silo jusque dans la chaudière (1-2-3-4-5). Sur la base des besoins en chaleur évalués par une sonde de température sur le départ et le retour d'eau, la chaudière pilote automatiquement son alimentation en combustible et en air.

Le brûlage du bois à haute température permet une combustion complète assurant un haut rendement et limitant les rejets polluants. Celle-ci est permise par la décomposition dans le foyer des différentes étapes de la combustion du bois. Une première insufflation d'air (air primaire) permet d'assurer la combustion et la gazéification du bois, tandis que l'introduction d'air à un second niveau (air secondaire) permet la combustion des gaz et goudrons. (6)


La combustion complète est garantie au travers d'une sonde à oxygène qui permet, au côté des sondes de température d'assurer la régulation et le rendement élevé (>80 %).
Un échangeur de chaleur (8) positionné horizontalement ou verticalement permet le réchauffage du fluide caloporteur (eau généralement) qui est ensuite distribué. Des systèmes de ramonage mécanique ou pneumatique permettent de limiter l'intervention manuelle pour l'entretien.


Le traitement des fumées (11) en sortie de chaudières permet uniquement de limiter au maximum le rejet de poussières.


Le décendrage automatique limite la contrainte d'entretien en évacuant et stockant les cendres dans un bac adéquat (10) (la combustion quasi-complète permet d'avoir de très faibles volumes de cendres : 1 à 2 % du volume de bois consommé).

Le dimensionnement d'une chaudière bois en fonction des besoins des bâtiments chauffés est essentiel pour un fonctionnement adéquat.

Si pour de petites puissances (0 à 200 kW) la chaudière gère bien les appels de puissance, une plage de fonctionnement de 40 à 100 % de la puissance totale pour les installations moyennes est recommandé (50-100 % pour des puissances importantes -> 1 000 kW).

 

Un surdimensionnement entraîne un fonctionnement à bas régime qui altère le rendement et la durée de vie de la chaudière, sans parler du surcoût d'investissement occasionné pour peu d'utilisation.

En résumé, la chaudière automatique est une chaudière autonome à haut rendement, qui régule, ne fume pas et produit peu de cendre.

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